Accueil Remonter Nous Contacter Livre d'Or Plan du site

 

 

 

 

 

 

Le plaisir de manger sans alcool

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

Quelques principes

 

Pendant longtemps, on a cru que le summum de la gastronomie consistait à ajouter de l'alcool partout où c'était possible : marinade, sauce au vin, flambage ...

Aujourd'hui, la grande cuisine est revenue sur cette idée en recherchant des saveurs plus vraies, plus naturelles. Certains maîtres refusent même d'agrémenter le gibier avec une sauce au vin, sous prétexte que ce dernier dénature le goût de la viande.

Toutefois, dans l'esprit de beaucoup subsiste un principe qui cause bien des problèmes à ceux qui souhaitent vivre sans alcool :

avec l'alcool c'est mieux, et sa réciproque : sans alcool, c'est moins bien.

On mesure toute la difficulté rencontrée par chaque nouvel abstinent pour ne pas se considérer comme un sujet à part dont la vie serait compliquée voire même dévaluée par son choix de renoncer à l'alcool.

S'épanouir dans l'abstinence implique l'abandon de tous ces préjugés et idées reçues mais nécessite aussi une autre démarche qu'un simple choix, même très fort, dans sa tête : la faculté d'en parler.

L'abstinent et sa famille proche devraient s'investir d'une mission d'information et de formation, non pas pour imposer aux autres leur style de vie mais pour les sensibiliser, non pas pour les empêcher de boire et manger ce qu'ils désirent, mais pour expliquer, si possible à l'avance, ce que eux mêmes ont choisi afin que leurs interlocuteurs puissent s'y adapter.

Quoi de plus troublant en effet pour des hôtes qui se sont mis en frais pour bien recevoir leurs amis que de se voir refuser tout ce qu'ils proposent pour l'unique raison qu'ils n'ont pas été mis au courant du nouveau choix de vie de leur invités, alors que, le sachant, ils auraient très volontiers fait d'autres choix de mets et boissons sans arrière pensée ni gène d'aucune sorte.

Vivre sans alcool est une décision stricte qui ne doit souffrir aucune concession, quelle que soit la manière de consommer le produit, donc et y compris dans la façon de cuisiner.

L'argument "l'alcool s'évapore à la cuisson, ne laissant que son goût" ne tient pas. C'est vrai des plats que l'on achète tout préparés (des études ont démontré que les quantités résiduelles sont loin d'être négligeables), comme de ceux que l'on confectionne soi-même car c'est oublier que l'alcool se condense sur le couvercle et retombe dans la casserole, et c'est aussi oublier le risque que l'on prend avec ce qui reste dans la bouteille une fois que l'on a confectionné le plat (voir recette de la dinde au whisky - fichier PDF).

Même dans l'hypothèse où les plats cuisinés ne comporteraient plus du tout d'alcool (ce qui n'est pas le cas), ce comportement reste un problème car il indique que, dans l'esprit des gens qui conservent ces pratiques, l'alcool demeure un produit précieux, pas comme les autres. On est loin de la décision claire d'une personne ayant constaté qu'elle n'arrive à rien si elle ne se met dans la tête un nouveau principe de vie.

S'autoriser quelques exceptions "qui ne comptent pas" c'est implicitement reconnaître qu'on est incapable de tirer un trait définitif sur le produit. En la matière, on ne peut ni faire semblant, ni tricher et les erreurs se paient cher.

S'il est des recettes impossibles à confectionner sans alcool (coq au vin par exemple), on peut néanmoins, dans la majorité des cas, lui substituer d'autres produits comme le vinaigre ou le jus de citron (pour l'acidité), et on peut peut aussi faire preuve de curiosité et d'imagination en utilisant bien d'autres ingrédients telles les épices et herbes aromatiques.

 

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

Boissons et cocktails sans alcool

Boire est indispensable à la vie.

Pourtant, toutes les boissons comportent des inconvénients, il est donc important de gérer sa consommation de liquides avec mesure (sans répéter les excès du passé vis à vis de l'alcool).

Ainsi on limitera :

  • les boissons excitantes (café, thé, colas) pour ceux dont le système nerveux est sensible,

  • les boissons riches en sucre pour ceux qui doivent surveiller leur poids,

  • les jus de fruits pour ceux qui ont une digestion sensible (risque de diarrhée),

  • les boissons gazeuses pour ceux qui ne le supportent pas,

  • les eaux minérales très chargées pour ceux ayant une fragilité du système circulatoire.

Les boissons ont également une fonction sociale :  recevoir des amis, agrémenter une fête. La confection de mélanges (ou cocktails) répond à cet objectif. 

Du plus simple au plus sophistiqué, c'est l'imagination au pouvoir comme en témoignent les exemples ci-après, sans oublier le plaisir des yeux avec une décoration inventive. Ainsi, une paille en couleur, un bord en sucre coloré, une petite ombrelle, une rondelle de fruit à cheval sur le rebord du verre ... transforment la boisson en lui donnant de l'attrait et créant un air de fête.

 

Quelques recettes de cocktails sans alcool à expérimenter
Cocktails 1 Cocktails 2 Cocktails 3
Cocktails 4 Cocktails 5 Autres recettes (CDPA-Nord)

 

 

 

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

Viandes et poissons

Tous les livres de cuisine contiennent d'innombrables recettes ne proposant aucun ajout d'alcool et qui sont donc à utiliser telles quelles, d'autres pourront facilement être modifiées  pour s'ajuster au principe du "sans alcool".

  • pour améliorer les sauces d'accompagnement des viandes, utiliser largement lardons, champignons, oignons ..., arroser de bouillon de boeuf , de poule ... 

  • pour varier les repas et apporter une note personnelle, utiliser tomates fraîches ou concentré de tomate, jus de citron, câpres, cornichons, crème fraîche, moutarde, airelles, oranges ...

  • pour assaisonner les salades, ne pas oublier le citron ou le yaourt,

  • pour les marinades, utiliser 1/3 vinaigre, 2/3 eau, épices. Ce mélange convient aussi au pâté en croûte et, pour affiner une farce, on peut ajouter quelques noisettes entières.

  • bouquet garni : persil, thym, laurier, ail, à aux sauces et aux bouillons.

 

Une recette de plat sans alcool à expérimenter
Le boeuf cantalou

Cadeau de monsieur Mathieu Cantalou, restaurateur à Périgueux (24)

 

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

Desserts

Dans le domaine de la pâtisserie, la vigilance s'impose toujours à l'égard des produits achetés. 

Dans les grands magasins, l'étiquetage est obligatoire et mentionne de façon exhaustive la composition, ce qui est loin d'être le cas dans les commerces de détail.

A la maison, les habitudes familiales peuvent aussi être tenaces et il convient de ne pas céder à l'illusion du "ça ne fait rien" du fait des faibles proportions.

Quelques trucs :

  • pour les glaçages : sucre glace et blancs d'oeuf, ou jus de citron ou eau, ou encore sirop pour la coloration (cassis, grenadine, menthe),

  • pour imprégner les fonds de biscuit : jus d'orange, jus de citron, sirop de fruits (pêche, ananas, cerise ...)

  • pour réhydrater les fruits secs (raisins, pruneaux) : laisser macérer dans du thé,

  • pour parfumer les desserts : chocolat fondu, caramel, vanille, fruits au sirop ou confitures ou gelées (fraises, framboises, groseilles, mûres, orange, citron ...).

 

 

 

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

L'alcool dans les aliments : un danger à ne pas sous-estimer

100 grammes de bonbons ou de chocolats à la liqueur contiennent jusqu'à 6,2 grammes d'alcool, soit l'équivalent d'un demi verre de vin pour une dizaine de bonbons.

Les pâtisseries ou les glaces (au rhum, à la liqueur) contiennent aux alentours de 2 grammes d'alcool pour 100 grammes.

L'alcool n'est jamais totalement absent. Des alcoolémies très précises ont montré que l'organisme humain même parfaitement à jeun contient lui-même une dose infime d'alcool et le plus innocent des jus de pommes peut contenir 0,04% d'alcool.

Il a été montré qu'en dessous de 0,2%, la quantité d'alcool d'un aliment est négligeable et n'a pas d'effet physiologique. De ce fait on peut affirmer que le jus de pomme ne contient pas d'alcool.

En revanche, la bière dite sans alcool en contient jusqu'à 1%, le panaché 2% et le pétillant de raisin 2,2%.

Par contre, les pétillants constitués de jus de fruit gazéifié sont des produits sans alcool.

Le vinaigre

Le vinaigre résulte de l'action d'une bactérie qui transforme l'alcool en acide acétique. Le vinaigre n'est donc pas un produit alcoolisé et le pourcentage indiqué sur l'étiquette concerne la concentration en acide acétique.

En pratique il peut rester une quantité résiduelle d'alcool non transformé, mesurée en moyenne aux alentours de 0,2%.

Le vinaigre de vin est simplement déconseillé à cause de son goût.

 

 

 

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

L'alcool dans les médicaments

Derrière l'utilité incontestable des médicaments se cache parfois un danger puisqu'une étude a recensé 266 spécialités pharmaceutiques contenant de l'alcool.

Une association de consommateurs a pu acheter dans une pharmacie dix produits contenant de l'alcool dont un seul en portait la mention sur l'étiquetage. Aucun ne précisait la concentration en alcool dont la plus élevée a été mesurée à 45%.

Nombre de consultations spécialisées et d'associations comme la Croix-Bleue ont été confrontées à des cas de rechutes dues à l'usage de tels médicaments.

Pour une personne ayant été dépendante, il s'agit d'une question à prendre au sérieux et à discuter avec son médecin dès lors que celui-ci prescrit ampoules ou sirops. Il existe d'autres remèdes tout aussi efficaces qu'il suffit de réclamer.

 

 

 

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

Pièges à éviter

Parmi les nombreux pièges à éviter pour qui ne veut pas retomber dans l'esclavage de la dépendance alcoolique, le plus immédiat est sans conteste la consommation régulière de bières et apéritifs dits sans alcool (anisettes, muscats, americanos ...).

En effet, si l'innocuité physiologique de ces produits semble pouvoir en autoriser la consommation sans modération, leur goût et la forme de leurs flacons sont tellement proches des produits auxquels ils se substituent que la tentation peut être forte de revenir un jour ou l'autre aux produits d'origine.

La meilleure façon de se préserver de tels risques est certainement de n'en consommer que très occasionnellement et, en tout cas, pas du tout pour ce qui concerne les bières sans alcool puisqu'elles en contiennent (jusqu'à 1%).

Par ailleurs, l'idéal est de changer radicalement ses (mauvaises) habitudes :

  • éviter certains rituels (apéritifs hebdomadaires voire quotidiens par exemple),

  • changer de lieux et de fréquentations (lorsqu'on a été adepte des débits de boissons),

  • se livrer à d'autres activités (marche, sport, lecture, jardinage, bricolage ...).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Accueil ] Remonter ] Nous Contacter ] Livre d'Or ] Plan du site ]

Copyright © 2003 LA CROIX-BLEUE DE POISSY  - Optimisé pour une résolution de 800x600 - Dernière modification : 15 avril 2005